La maison passive est une solution pour lutter contre les problèmes énergétiques actuels. Sobre, efficace et confortable, a un prix peu supérieur à la maison conventionnelle (surcoût de 10%, Source : Cepheus), les économies réalisées lui permette un retour sur investissement très correct.

Dans un contexte actuel de surconsommation énergétique, notamment du au chauffage individuel, il est urgent de réagir, c'est-à-dire de mieux consommer au lieu de produire plus.


Pour sortir de cet engrenage de surconsommation, il faut s’appuyer sur trois piliers:

  • Sobriété : suppression des gaspillages inutiles,
  • Efficacité : réduire les pertes, en se reposant sur des technologies déjà maitrisées,
  • Utilisation d’énergies renouvelables.

La maison passive répond à cette problématique du « mieux consommer » car sa
conception permet de ne pas utiliser de chauffage.


Voyons comment elle s’en passe:

  • L’isolation est optimale : évite toute perte thermique.
  • Le chauffage est assuré par l’énergie solaire passive (importance de l’orientation) et les apports internes (fonctionnement domestique et activités humaines).
  • Une ventilation forcée à double flux: l’air est sain et la chaleur récupérée.
  • La forte inertie de la maison : la chaleur reçue ne se ressent que 12hr plus tard à l’intérieur de la maison et de manière plus diffuse. Idem pour le froid.
  • fonctionnement maison passive

    Orientation de la maison, ventilation, isolation et surfaces vitrées sont les priorités.

 

 

Fonctionnement de la maison passive

 

Sous nos climats, peut-on vraiment vivre sans chauffage ?

Dans une maison passive, les composants indispensables sont rendus sur-performants, isolation et fenêtres « efficaces » empêchent toute perte, et aération améliorée assure récupération de chaleur et air sain. Ainsi, toute chaleur produite en interne (appareils électroménager, activités humaines, …) appelée « apports gratuits » reste dans l’enceinte de la maison. De plus, l’inertie de la construction aux températures décale la pénétration du froid dans l’habitat. Ceci dit, un petit chauffage d’appoint ponctuel dans les pièces où un besoin de chaleur est plus important est toujours envisageable (chauffe-serviette dans la salle de bains, …).

Et l’été, que ce passe-t-il ?

L’été, le système de récupération de chaleur se déconnecte, permettant de conserver l’aération en mode « extraction d’air » et ainsi d’assurer un renouvellement d’air intérieur. D’autre part, même si les fenêtres ne sont pas condamnées, une aération efficace permet une ouverture seulement très ponctuelle de ces dernières, évitant ainsi entrée de chaleur, poussières et pollutions sonores.
De plus, ces fenêtres sont capables, grâce à un film intercalé, de renvoyer le rayonnement solaire trop fort. On ajoutera un débord de toit un peu plus important au Sud permet de protéger cette façade d’une forte exposition.
Enfin, d’autres solutions sont proposées, comme le puits canadien, système d’aération empruntant une voie souterraine permettant un rafraichissement de l’air en sous-sol avant son entrée dans la maison, sorte de « climatiseur naturel » s’inversant également l’hiver.